Bio

Naissance de Frisch le 10 juin 1910 à Turin; son père, Robert est d’origine hongroise et juive sa mère (Albina) italienne et catholique; Joseph sera enfant unique

En 1913 la famille émigre en Suisse à Steinbruch dans le voisinage du lac de Faucigny, une région rurale sur la frontière linguistique entre allemand et français. Le père est horloger, travaille dans un atelier de mécanique de précision, découverte dans la petite enfance du défaut de vision de Joseph (amblyopie) qui déterminera beaucoup de ses choix ultérieurs.

En 1913, 1915, 1917, Robert voyage à Paris il fait en France une première demande de naturalisation qui est refusée, il rencontre à cette occasion Guillaume Apollinaire qui lui fait cadeau d’une aquarelle.

En 1917 Albina Frisch meurt de tuberculose à Paris à 27 ans, elle est enterrée au Cimetière Montmartre. Robert Frisch ne se remariera pas c’est cette année que Joseph vient pour la première fois à Paris, il en garde quelques souvenirs, mêlant admiration pour l’architecture de la ville et un mélange de tristesse et d’ inquiétude

En 1925 JF séjourne au sanatorium pendant environ six mois, dans l’établissement des « Petits Mentaux » au-dessus de Faucigny. Il tient des carnets, puis commence ses études d’abord dans un collège de Lausanne puis au lycée à Genève il envisage d’y étudier la médecine, puis dans un second temps pense à un travail littéraire, et après des hésitations entre 1932 et 1938, il entre finalement dans l’horlogerie chez Wassling & Turpino  en tant que représentant en accessoires d’horlogerie et bracelets. Le père et le fils voyagent à nouveau à Paris en 1935 et les années suivantes

En 1936 il rencontre Raja (Raya) Béhar avec qui il aura une liaison intermittente de 12 années

En 1930, le jour de son anniversaire Joseph est naturalisé citoyen suisse après les démarches de son père

Vers 1936  ses ennuis de vue s’accentuent,plusieurs accès de dépression

1939 derniers voyages d’avant-guerre en France, voyage en Allemagne, en Suisse et Italie

1941 Joseph désire s’engager dans la résistance française mais il hésite, sa santé est fragile. Tout le reste de sa vie il le regrettera, considérant que c’était là l’occasion de « vivre enfin, roulé au milieu du monde »

1942-44 son père Robert part en Angleterre puis revient, participe à la libération de la France le père meurt en héros durant la libération du village de Fousselles. Période de dépression de plusieurs années ensuite pour Joseph, marquée par une culpabilité; rencontre d’Emma Zeller, psychanalyste d’origine alsacienne à qui le liera plus tard une longue amitié. A Noel 1945 il rencontre des camarades de combat de son père Robert.

À partir de 1946 Joseph écrit  beaucoup, il travaille à mi-temps à Steinbruch, le reste du temps continue ses voyages pour la compagnie horlogère, en particulier vers Paris (1946, puis 1949, 1950 et 51, le 1954, 1957),  Londres (1948, 1951) Italie du Nord (1951, 52, 53) enfin Grèce (1956.

En 1948 départ et installation de Raya Béhar pour Israël

En 1950 Joseph Frisch obtient la nationalité française en raison du passé militaire de Robert son père, il réside une période de l’année à Marseille (où il reviendra en 1953) et c’est une première série de gravures, mais aussi d’un nombre important de poèmes en cent mots (les « hectandrins« )

A partir de 1954 les voyages sont moins fréquents, sa santé se détériore (en 1955 il est empêché d’écrire par une fracture du poignet, pendant près de six mois il parvient simplement à taper de la main gauche sur une machine à écrire, ou à dicter, il habite alors 8 rue Perronet chez un ami suisse Antoine Clemper. C’est une bonne période de son existence, il encontre à cette époque plusieurs fois Boris Vian alors directeur artistique pour la maison de disques Phillips), sa vue baisse encore. Il arrête son métier de représentant, travaille toujours à mi-temps à la bibliothèque de S. Nouvelle période de gravures.

En 1955 voyages à Londres et Berlin, nouveau voyage en Italie (Venise)

En 1957 voyages dans le sud de la France et Bordeaux, amélioration de sa santé, la vision semble stabilisée après une opération de la cataracte.

19 juillet 1958 disparition inexpliquée de Joseph Frisch, l’enquête durera plusieurs années sans pouvoir conclure sur les circonstances de cet événement. Rumeur de lien avec les services secrets français, puis d’assassinat, de suicide, etc..

En décembre 1960 inventaire des textes (poèmes, nouvelles, ébauches de romans) écrits par Joseph Frisch, le clôture du dossier dit « de manquement » (= disparition). L’ensemble des documents, des objets ayant appartenu à Joseph sont en dépôt à la bibliothèque de S., est également à Genève chez l’éditeur Etterling (autrefois « Les Rivages »).

Et voici tout ce qui reste d’une vie d’homme, rien; l’effort, l’air brassé, quelques paroles, puis de nouveau silence et le bruissement indifférent du vent dans les rideaux d’arbres (JS).

Les archives sont redécouvertes par Spalding en 1980, qui, intrigué par les circonstances mystérieuses et romanesques de la disparition de JF, peut être aussi par des traits communs de personnalité  entreprend de réunir les poèmes, lettres et textes courts. John Spalding est employé comptable chez Denoël. Il tient durant toute cette période un journal de biographie.

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