Voyages

  

je vénère les paysages habités : leur parfum de vie et de lessive imprègne les reliefs du terrain et s’adapte au vent, à la géologie, au couvert des arbres, à la couleur même des saisons, et répand ici puis là la trace d’un passage de quelques uns : famille ou couple ou groupe humain habitant tel lieu, ayant nourri des feux , cultivé des vergers et des potagers, creusé pour trouver l’eau et bâti  des abris de pierre et de mortier qui figurent un jour sur des cartes , couvert d’ardoise des pièces où finalement, habitants précaires mais orgueilleux , ils ont décidé de s’arrêter

Alors vient un jour où il faut mettre à sécher du linge blanc qu’on voit battre entre deux averses, en signe de reddition peut être et de passagère sagesse

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s