Reflections

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Alors le silence succédant au mouvement excessif; tout revenait, recommençait. Miroir. L’absence qui serait comme la possibilité d’être un jour, l’air libre sans mouvement ni trace, le possible donc à partir du Rien. C’est-à-dire qu’il me faudrait l’imaginer ce Frisch, le construire, en deviner la solitude et la peupler, lui donner traits et paroles, des lettres donc – qui sont un alibi commode pour qui boîte dans le langage, sachant à peine nommer.

Non pas exactement rien, mais à partir de points de suspension, d’objets, de fatras d’indices, de pièces détachées d’origines diverses, entreprendre de construire un appareil volant en n’ayant comme outil qu’un doigt mouillé de salive levé dans l’air.

Cet être là, cette vie là disponibles, alors que le reflet silencieux de mon visage s’effaçait comme le miroir devenait une sorte d’œil calme et attentif, soutenant que le réel vaut infiniment moins que la contrebande fragile du rêve.

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