Voix basse (cahiers d’Anne)

J’écris en regardant

l’automne emplit de souvenirs le lit brun du fleuve

et je te parle

je m’en voudrais de crier, de paraître, d’imposer des bornes car le but de la poésie est d’engendrer des poètes ; or qui oserait restreindre la liberté du poème pour le condamner au détriment ?

ici est le lieu où si je te dis « mur » je dois montrer que je pense au-delà, au-dessus du mur : ceci est un exemple

plus que tout j’aime le visage et les mains des gens qui marchent avec nous le long du lit du fleuve

préférant donner des questions que poser des réponses

bien que je connaisse maintenant les limites de l’empathie, je sais que la souche la feuille détachée viennent du même usage de la langue

je crois au murmure qui contamine, au feu qui couve

ne hurle pas sur les rives, car entre l’air et l’eau vivre est juste

une merveille paisible

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