il y a {Frisch cahier jaune 1947 non daté}

 

IMPAYABLE LA VIE
INCAPABLE DE S’ÉLEVER AU-DESSUS DU JOURNAL 

AU DESSUS DU QUOTIDIENJ’ÉCRIS SOUS LA LAMPE QUE JE REGARDE
JE REGARDE LA NUIT QUI PASSE QUI S’INSTALLE CALMEMENT
MA NUIT RETIENT SON SOUFFLE FIER

ICI JE REGARDE TES CHEVEUX TA CHAMBRE 
TES JAMBES QUI SE DÉPLACENT
JE REGARDE TES YEUX 

MAIS LA NUIT DÉTOURNE LE REGARD 
CAR L Y A DES MILLIERS DE TOI SUR LA VILLE
DES MILLIERS DE VISAGESDES MILLIERS DE JAMBES 

IL Y A L’HERBE QUI POUSSE ET LES CORPS QU’ON PRESSE, LES COEURS QU’ON POSSÈDE LA ROUTE QUI PASSE 
L’ARBRE QUI DECORE

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