dahlias

j’avançais toujours à la recherche des couleurs.

Je sus leurs coutures, leurs défauts, avec les années je pénétrai dans ces intervalles mieux qu’une abeille. Je les devinais, j’en fis des gammes : azur puis pourpre, or, cuivre : certains arrangements comme des refrains se superposaient pour mon seul usage. Et la Ville pouvait bien couler sans moi, ruisseler, emporter les premières feuilles, tandis que comme un cadeau se poseraient très loin les premières neiges, moi je broyais des couleurs, je définissais le parfum du rouge, je fixais une fois pour toute la formule astrale du bleu.

Dans le tremblement du sommeil.

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2 commentaires sur « dahlias »

    1. @ dangrek que serions nous en effet sans le bonheur, mais alors le plus simple n’est ce pas, ordinaire comme l’herbe, accessible comme le chant ou la forme des choses, leur couleur, comme le rie, ou le sommeil à quoi on s’abandonne

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