reflection # 3 (les miroirs)

  • parce tout de même s’il est interdit de revenir on peut quand même regarder vers l’arrière, se souvenir, et dire que ce sont finalement les choses déformées vues au rétroviveur qui font  le lit de la littérature
  • c’était à l’époque un petit moment de répit, quand tout autour de nous s’écroulait l’Europe à quoi on croyait, et qui avait été, qui était peut être encore un merveilleux jardin d’équilibre, de culture, rendant la richesse moins arrogante qu’ailleurs, la pauvreté un peu moins dure: l’Europe alors ressemblait à une pyramide de glaçons dans un congrès de curistes obèses à Mickeyland
  • donc le passé plus que parfait Max, le passé où tu sais bien que chacun trouve un peu de bon, un peu de mauvais, avec quelques visages bien matériels bavardant  encore au milieu des reflets qui nous mentent et s’entrechoquent, entre mémoire et apprentissage de l’oubli

(photo Louise Blau)

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