Zombria [périphérie de la Gare 1952]

(…) loin du centre, la capitale était loin d’être manifeste alors: les petites maisons respirant calmement par des fenêtres encombrées de lierre (la plante avec les longues tentacules entrant par chaque ouverture jusque dans les chambres des appartements abandonnés, passant au dessus des lits), les portes  ouvertes et l’odeur acide des coings plus persistante dans l’herbe mourante des vergers frais. Alejandro pense que c’est bien là un terreau de la ville, que le centre  – l’Opéra et les théâtres poudrés – ne peuvent pousser que par le miracle de la décomposition d’autre chose. Tout autour, le vert des collines où le soir marque des reliefs bleus, semblant accentuer l’impression d’enclavement que brise seule la ligne de train (la route qui avait existé à un moment, devenue infranchissable, éboulée, ruinée, oubliée presque).

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