l’enveloppe [Marseille 1950]

Je m’interroge toujours sur cette puissante impression que me fait un lieu désaffecté, ruiné, à l’abandon : plus qu’une vision de mort c’est une sorte d’infinité d’images, voix, de menus faits de la vie passée qui se déroule vertigineusement, et qui déteint sur le présent en gommant l’essentiel de l’émotion douloureuse (souci, colère, violence), mais d’où ceci vient-il, de quel lieu caché de l’enfance ? et  pourquoi telle enveloppe glissée sous une porte de magasin, et qu’on distingue à travers la poussière de la vitrine, lettre peut être porteuse d’anciennes nouvelles me touche-t-elle tant ? L’échec, l’insu, l’occasion manquée ?

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