passage [cent mots 1950]

Tu commences l’inventaire par là: ce ciel léger et rapide, seuil de partage au dessus des vivants qui occupent le monde. Un métro passe en giclant du tunnel, raye le matin : c’est une écharde de métal, alors tu inclines la tête pour saluer les souvenirs  condamnés à vivre dans la fraternité des nuages. L’espèce penses tu est féconde; capricieuse elle constelle la ville comme le battement des ailes de martinets. Tu aimes pourtant ces visages, tout cet alphabet de miroirs qu’ils t’offrent. Ce qui te frappe ici ma ville ce sont : les marcheurs, le vent et le ciel.

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