Jardin [lac de Faucigny, été 1953]

Elle passe le premier rideau, puis un autre, et encore et entre dans l’allée entre des rangs d’arbres emplis de fruits où le parfum des pommes tombées à terre la trouble légèrement.

Elle sent sur sa droite, cette lumière calme, mouillée de brume, qui l’étonne et la réjouit comme l’annonce prometteuse d’une journée. Elle marche dans l’herbe mais n’a aucune sensation de froid, traverse le jardin bourdonnant, puis se tourne et dit : allons Agnès ne traîne pas, voyons ! vraiment son profil est charmant.

Plus tard la vague du souffle  roule, longtemps, ses souvenirs qui s’effacent, puis encore après ce lent éveil.

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