tendre la toile [Juillet 1958]

J’ouvre la grande toile du matin
Il y a si peu de vent, le ciel est vide

Où poserons nous les mains
Pour nous retenir
Quand la marée libérera le port ?

Nous lèverons les yeux dans la nuit noire
L’envers des choses sera lumineux

La voile blanche prête à se tendre
J’écrirai sur des feuilles passagères

parmi les affaires de Frisch recueillies à Genève lors de l’ultime voyage où il disparut, ce poème, non daté parmi différentes notes, brouillons et ébauches, poème sans corrections dont il est cependant impossible de dater la rédaction. C’est seulement par analogie à la couleur de l’encre utilisée à cette époque (1958) par GF qu’on le considère comme son « dernier » poème (J.Spal.)

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