où [carnet 1943]

où es tu ?

et je les prends
les rends
ces mots
ceux qu’on me prête
qu’on me tend
je prends les mots
mais toi ma poésie

où es tu ?

ni dans l’air
ni dans son silence
touffu
ni dans le temps du sommeil
avant le matin

où es tu ?

quand la fenêtre
de la nuit
s’entrouvre
à cette lumière qui descend :
victime d’un coup de lune …

où es tu ?

entre et dessine
autour de ton nom
un visage ;
que je te reconnaisse
au bruit familier
de ton ombre

où es tu ?

si fugace
si incertaine
émue, donnée
par les chemins de neige
commençante

où es tu ?

plus légère que l’air
plus mobile
que le coeur
plus souple
que le regard

où es tu ?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s