parleries [Paris 1954]

et aussi tous les livres racontent la même chose ce petit ruisseau de la parole de la pensée qui coule par la main comme si l’encre c’était du sang noir bleu au bout des doigts et qu’on presse entre pouce et index comme un tube de dentrifrice de dentitriste juste le bruit d’une âme d’un cerveau d’homme et pourquoi ça aurait plus de valeur ce truc informe de la pensée que le gracieux mouvement des yeux dorés du chat quand il est assis qu’on lui fait signe dans les rares moments la pauvre bête où il ne dort pas

oui les livres les romans la poésie ce même bruit de glose de paroles de parleries tournées froissées de pages de feuilles qui s’agitent d’automne sur les saisons des feuilles de toujours d’un homme qui passe le temps qui surpasse les mots de l’un à l’autre et mon dieu si la ponctuation vous manque en voici un peu et vous vous en servirez bien vous même ma chérie comme d’un peu de sel de poivre de petits grains de beauté sur la peau de la page de points point-virgules tirets etc … !,,;;;;-…!?

quand dirons nous enfin des choses nouvelles ?


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