café Bizuth

Pour la prose
Elle dit qu’il faut écrire à heure fixe, plutôt le matin.
Se donner un temps rien que pour ça,
Que dans les avions de nuit en vol transatlantique c’est pas mal aussi.
Ou dans les trains, devant des voyageurs qui dorment
Pour les décrire, les animer, les assassiner
Les gens c’est des poupées vaudoues
Qu’on agite avec des fils et après on essaie d’emmêler les fils, de les peindre en transparent; hein Benoït ?
Cousu de fil blanc

Ecrire dites vous ?
Bien sûr les insomniaques sont avantagés.
A condition qu’ils aient besoin d’écrire n’est ce pas
Les vrais écrivains vous savez bien, ne disent jamais écrire ou lire, mais « travailler »

Ca leur permet de lire les journaux sans complexes, pour savoir si on parle d’eux

c’est que ça:
des a-sociaux, de moins en moins nuisibles depuis que la littérature mord avec les lèvres … plus de dents, plus rien dedans

Mais écrire est d’abord une affaire d’huile de coude
De travail nocturne, de table en bois, d’encre
Vous trouvez pas ?
J’allume ma cigarette lààààà une seconde … c’est bon – nuage ascendant – ! , je vous gêne pas au moins ? Ah vous aussi …! Tenez
Et aussi un peu une affaire de chance, de réseaux quand même
Mon cher Gallimouille

– Mais le talent , Adrienne, le talent !

– On en parlera une autre fois. Vous prenez un sucre ?


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